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J’étais la terreur de Benjamin Berton

Il était exactement 16h55 lorsque deux détonations ont retenti, suivies de tirs en rafale puis d’une grosse explosion, dégageant de la fumée. Un hélicoptère déposait alors un commando sur le toit de l’entrepôt. S’ensuivaient une succession de flashs puis des tirs sporadiques et une nouvelle grosse explosion. Les frères Kouachi ont été tués en sortant et tirant pendant l’assaut. L’homme initialement présenté comme un otage, un jeune graphiste de 26 ans selon Véronique Havel, adjointe au maire, a retrouvé la liberté indemne. Un membre du GIGN a été blessé.

Voilà comment le Parisien racontait la fin de la cavale des frères Kouachi, deux jours après l’attaque de Charlie Hebdo le 7 janvier. Cette fin, nous la connaissons tous. Benjamin Berton, lui en imagine une autre : et si un des frères Kouachi avait plutôt organisé sa disparition, réussissant à se faire oublier suffisamment longtemps, planqué au fin fond d’une forêt, pour ne plus ensuite éveiller les soupçons ? Et si…

Le « et si » est un peu gros, je vous l’accorde. Chérif Kouachi, qui s’exprime à la première personne, indique s’être inspiré des méthodes de Jean-Pierre Treiber. Pourquoi pas. Du début à la fin, cependant, subsiste une légère gêne vis-a-vis de ce postulat qui ne parvient jamais tout à fait à convaincre de sa plausibilité uchronique.

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