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Le Vieil Homme et la mer d’Ernest Hemingway

EH 1306N

Au moment de combler une vieille lacune et d’ouvrir le Vieil Homme et la mer, je me demandais pourquoi, de tous les romans d’Hemingway, il reste le plus connu, le plus étudié – dès le collège -, le plus cité. Moi qui suis entré dans la littérature d’Hemingway par ses brillants commencements, c’était avec excitation que je me plongeais dans ce court roman de la fin de sa vie, m’attendant à un monument – il faut bien cela pour faire de l’ombre à des chefs d’oeuvre comme l’Adieu aux armes ou le Soleil se lève aussi.

L’histoire, tout le monde la connaît : un vieux pêcheur, Santiago, lutte pendant plusieurs jours avec un espadon d’une taille remarquable – de quoi faire mentir tous ceux qui, au village, prétendent que le vieux ne vaut plus rien. Le combat est rude, mais l’homme prend finalement le dessus sur l’animal. Il n’en ramènera cependant presque rien : quelques lambeaux de chair, le sabre de son nez et une queue majestueuse ; le reste est dévoré en chemin par les requins qui prennent la petite barque d’assaut, attirés par le parfum du sang.

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