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La Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch

Photo-du-film-LA-VÉNUS-À-LA-FOURRURE

Sortez les fouets et les cordes, le billet d’aujourd’hui va faire mal. Ou va vous faire du bien, selon vos penchants. Avez-vous déjà rêvé d’être ligoté aux pieds d’une femme-déesse prête à faire de vous tout ce dont elle a envie ? Pas moi, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier la Vénus à la fourrure, court roman qui se présente comme le catalogue des fantasmes de Sacher-Masoch et qui a largement contribué à définir ce qu’est le masochisme.

La déesse s’appelle ici Wanda. Séverin, notre narrateur, la rencontre par hasard dans un hôtel est est aussitôt fasciné par sa beauté de marbre. Elle sera sa Vénus, archétype de la femme cruelle et égoïste qui domine ses amants et ne se veut guidée que par le plaisir de ses sens. Wanda hésite pour commencer, mais comprend bien vite que jouer à la dominatrice sera le seul moyen de garder auprès d’elle l’homme dont le charme l’a troublée. Les deux amants signent un contrat stipulant que Séverin devient l’esclave de Wanda, qui obtient droit de vie et de mort sur lui, qui devra se faire passer pour son valet afin de rendre son humiliation plus grande. La seule contrepartie : elle devra porter, le plus souvent possible, des fourrures pour stimuler l’imaginaire sexuel de son esclave.

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