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L’Infinie Comédie de David Foster Wallace

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La difficulté qu’il peut y avoir à écrire un billet d’à peine plus de mille mots pour rendre compte d’un livre de 1500 pages n’a d’égale que la pression que l’on ressent à devoir parler d’un livre ultra-culte qui, en plus, mérite ce statut. Forcément, dans le cas de l’Infinie Comédie, on cumule. Mine de rien, j’attendais cette traduction depuis pas loin de dix ans (1) et sa sortie sans cesse repoussée (2) a fini par en faire une sorte de Graal littéraire que j’étais tout ému de commencer – pendant une semaine de vacances que j’avais peut-être posée, inconsciemment, rien que pour ça.

Un mois après, il est temps de rassembler un peu de courage et d’essayer de faire justice à ce grand livre, dans tous les sens du terme, et me voilà encore à trouver des moyens de repousser le moment de parler du texte. Il n’est pourtant pas, pour commencer, si difficile à résumer – ce qui est déjà assez extraordinaire pour une oeuvre de cette ampleur.

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The Familiar, volume 1 de Mark Z. Danielewski

danielewski the familiar

Il était attendu de pied ferme, ce premier volume de The Familiar. C’est que Danielewski, après avoir sorti deux des romans les plus hallucinants des années 2000 – House of leaves et Only Revolutions – nous a laissés presque sans nouvelles pendant dix ans. Il y a bien eu la publication, il y a trois ans, d’un texte de 2005, The fifty-year Sword, où l’on retrouvait avec joie le goût de l’auteur pour les jeux avec la mise en page et la typographie dans un conte horrifique des plus convaincants ; mais cela n’avait rien de comparable avec l’attente suscitée par le projet The Familiar.

L’argument-choc, d’abord, c’est l’envergure du projet : si tout se passe bien, The Familiar comptera 27 volumes. Le premier, sous-titré One rainy day in may, est sorti au début du mois ; le deuxième est déjà en préparation et sortira chez Panthéon en octobre. Connaissant Danielewski, on peut imaginer que chacun des volumes sera d’une taille comparable au premier ; 27 fois 800 pages, donc : un monstre. On se demandait bien, donc, ce que Danielewski allait pouvoir raconter sur plus de 20.000 pages, et ses premières déclarations – ce serait l’histoire d’une petite fille qui trouve un chat – avaient de quoi intriguer. On en sait désormais un peu plus

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