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La Baleine dans tous ses états de François Garde

migaloo

Une confession d’abord : je voue une passion presque déraisonnable aux baleines. S’il existait une religion vouant son culte à une déesse-baleine, j’en ferais partie ; voire, je serais capable de la fonder. La liturgie consisterait en une adoration sans fin de sa puissance, sa taille, sa beauté, et se complèterait par quelques à-côtés du type messes noires autour du squelette de la baleine des Basques du Muséum d’Histoire Naturelle, guerre de religion contre les mécréants la chassant et pèlerinage annuel sur les côtes desquelles on peut apercevoir la reproduction des géantes.

Aussi, lorsque j’ai vu que François Garde, dont j’ai beaucoup aimé le premier roman, Ce qu’il advint du sauvage blanc, sortait un livre intitulé La Baleine dans tous ses états, j’ai su qu’il était fait pour moi. Bon sang, un coreligionnaire ! La secte pouvait naître.

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Le Paradis retrouvé d’Halldór Laxness

Suite à ma découverte d’Halldór Laxness (voir l’article d’hier sur la Cloche d’Islande), j’ai emprunté un de ses romans plus tardifs, postérieur à son obtention du Nobel, Le Paradis retrouvé. Avant de parler du roman lui-même, une remarque en aparté qui viendra compléter mon regret de ne pas voir plus des oeuvres de cet auteur éditées en France : la traduction qui nous est proposée par Gallimard n’a pas pour langue source l’islandais mais l’anglais. Nous sommes donc en présence de la traduction d’une traduction,  procédé il faut l’avouer assez douteux même si l’on pourra dire en clichetonnant un peu que même sans langue intermédiaire, traduire c’est trahir. La réédition de 1990 aurait pu être l’occasion d’offrir une vraie traduction et de remplacer celle de 1966, mais cela n’a pas été le choix de l’éditeur. Dommage, donc, de ne pas chercher à mieux mettre en valeur l’oeuvre d’un auteur étranger aussi important…

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