5

Un paradis trompeur d’Henning Mankell

Lourenco-Marques-pc-c1905

Il paraît qu’Henning Mankell a écrit une excellente série de romans policiers, les Wallender. Il paraît aussi que son précédent roman, Les Chaussures italiennes, était un petit chef d’oeuvre. Mais moi, savoir qu’un auteur a écrit essentiellement des polars et, en bonus, un bouquin dont le titre pourrait être celui d’un article dans Elle, ça m’inquiète plus qu’autre chose. Alors, quand j’ai vu Un paradis trompeur parmi les nouveautés de ma bibliothèque, j’ai longuement hésité avant de me dire que, bon, au moins je saurais à quoi m’en tenir – il s’agit quand même de l’auteur suédois qui a le plus de succès à l’international, ça peut servir d’avoir un avis.

Donc j’ai parcouru – je n’ose dire que j’ai lu, vu la vitesse à laquelle j’ai passé les cent dernières pages – l’histoire d’une dénommée Hanna, qui doit quitter le foyer familial au début de l’hiver 1903, car la famine guette. Elle est envoyée en ville, à la recherche de parents qu’elle ne trouvera jamais. Grâce à son protecteur, elle s’embarque sur le Lovisa comme cuisinière et, sur la route de l’Australie, elle rencontre Lundmark, qui devient son mari. Et qui meurt deux mois plus tard. Bouleversée, elle profite d’une escale en Afrique pour s’enfuir. Là, elle deviendra presque par hasard la patronne de l’hôtel O paraiso, dont les clients viennent rarement dans le seul but de dormir. Un paradis trompeur s’inscrit donc dans le genre assez prisé du grand destin de femme.

Lire la suite